Historique

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Sur la rive droite de la Seine, dans une région géographique communément appelée Brie Champenoise, Saint-Germain-lès-Corbeil est située à la limite de ce plateau et de la vallée de la Seine.

 

Le Nom

L’Abbé Lebeuf (1687 – 1760), auteur de « l’histoire de la Ville et du Diocèse de Paris » écrivait que notre village existait dès le VIe siècle.

En 800, on l’appelait « Corboilus ou Corboilum » qui devint « veteri Corboïlo » (Corboilus le Vieux) lorsqu’un « nouveau » Corbeil (junius Corboïlum) fut bâti de l’autre côté de la Seine. Plus tard, le village prit le nom de « Sanctus Germanus Veteris Corbolu », en référence à Saint-Germain (494-576), évêque de Paris, qui y posséda des terres.

La forme usuelle de Saint-Germain-lès-Corbeil résulte des évolutions de Saint-Germain-le- Vieil-Corbeil, Saint-Germain-le-Vieux-Corbeil, et plus récemment, Saint-Germain-lez-Corbeil.

 

Le premier château

connu date de 1312, et fut construit par Geoffroy Coquatrix, riche et important bourgeois de Paris, échanson du roi Philippe-le-bel. Le château subit, au cours des décennies, plusieurs réparations et transformations jusqu’à sa destruction en 1590. En effet, pendant les Guerres de Religion, lors du siège de Corbeil, Alexandre Farnèse, duc de Parme, occupe le château et en se retirant, le brûle…

Il est reconstruit en 1620 par Nicolas Thibeuf, nouveau seigneur du Val-Coquatrix. Son fils et petit-fils le conserveront. Au cours du XVIIIe siècle, il deviendra propriété de la famille de Brétignières.

Au XIXe siècle, le domaine est acheté par Aymé-Stanislas Darblay, industriel de Corbeil et député. En 1846, le nouveau propriétaire construit le château actuel, resté dans la famille jusqu’à nos jours.

 

L’église

constitue la principale richesse patrimoniale de la commune. Au VIe siècle, Saint Germain, évêque de Paris, édifia un lieu de culte, aujourd’hui disparu, dédié à Saint Vincent, martyr espagnol.

Au XIIe siècle, l’église actuelle est construite, dans un style de transition fin roman/début gothique. Elle prend le nom de Saint Germain – Saint Vincent. Son imposant clocher de 60 mètres de haut s’écroule en 1793 ; en 1835, un modeste clocheton est installé sur le pignon de la façade.

L’église est entièrement restaurée à la fin du XIXe siècle par la famille Darblay. En particulier, la façade, au dessus du portail du XIIe siècle, ornée de statues modelées par Elias Robert et couronnée par le campanile actuel, est presque entièrement reconstruite.

 

L’ensemble des vitraux du XIIIe siècle

de l’abside centrale constitue le trésor de l’église. Ces vitraux sont classés aux Monuments Historiques depuis 1908. Le vitrail le plus important, celui du centre, représente les principaux épisodes de la Passion du Christ ; la verrière de gauche illustre l’Arbre de Jessé (généalogie du Christ) celle de droite est relative à la vie de Saint-Germain.

Au sommet, la rosace représente l’Agneau Pascal entouré de six médaillons dédiés à plusieurs saints martyrs.

Les pierres tombales, relevées et scellées sur les murs des bas-côtés, forment un ensemble d’un grand intérêt historique puisqu’elles concernent des anciens notables ou curés de la paroisse.